Le beau père

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Le positionnement du beau père

A mon sens le compagnon de la maman n’est pas un deuxième père, il n’est pas un re-père mais un repère supplémentaire, un point d’appui hybride pour l’adolescent.

Que le compagnon ait des enfants de son côté ou non.

Que ce soit très clair: à un moment ou à un autre va inéluctablement se déclencher le fameux : « t’as rien à me dire, t’es pas mon père… ». Il s’agit généralement de la première phrase d’une phase révolte qui est aussi destinée inconsciemment à tester la solidité du nouveau référent.

Elle a généralement lieu lorsque l’adulte veut faire respecter une règle à l’adolescent et que ce dernier n’est pas spontanément d’accord.

Cette phase de révolte est saine. En effet, elle aura pour mérite de clarifier la situation une fois pour toutes.

Que répondre à cette phrase culte ? à cette « provocation » ? à cette vérité devrais-je écrire… ? : « Oui, tu as raison, je ne suis pas ton père, d’ailleurs le tien est un mec super (si le papa est présent dans la vie de l’ado, sinon s’abstenir), mais on vit ensemble et il y a des règles que tu dois respecter ».

Le fait de positiver le père permet de s’en démarquer de suite, de positionner chacun et d’éviter la confusion des rôles.

Beau père avec un père présent

Le beau père est un tiers référent pour l’ado. Le terme de tiers est en effet approprié car l’adolescent a précisément trois référents : la mère, le père, le compagnon de la maman.

Il ne faut pas confondre autorité et amour. L’autorité est divisible en trois parts égales. En ce qui concerne l’amour, ne nous leurrons pas, c’est du 90/10%. 45 pour chaque parent et 10% pour « la pièce rapportée ».

Ne perdons de vue que le fantasme de tout enfant, quel que soit l’âge, est que ses parents se remettent ensemble.

Pour enfoncer le clou, je dirais même que ces 10% sont tout à fait réciproques. Soyons honnêtes, surtout avec un adolescent. Lui affirmer (ou à la maman) : « je t’aime comme mes propres enfants » n’a aucun sens. C’est comme une promesse non tenue fondée sur une culpabilité sociétale. Où est il écrit qu’il faille aimer les enfants de notre compagne comme les siens ?

D’ailleurs en cas de séparation, quel que soit le protagoniste qui le décide, les enfants manquent-ils réellement au nouvel ex-beau père ?

Néanmoins, le beau père se doit d’être équitable, impartial et juste avec tous les enfants.

Et ce n’est pas toujours facile, d’où l’importance de la communication dans le couple.

Beau père sans père présent dans la vie de l’ado.

Tout ce qui est écrit précédemment reste valable à ceci près, si l’ado a besoin de faire un transfert paternel sur le beau père.

Il faut que ce dernier lui accorde sa paternité.

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